Chèques-repas 2026 : comment obtenir jusqu’à 440 € nets supplémentaires par an pour les dirigeants d’entreprise ?

Oui, dès 2026, un dirigeant d’entreprise pourra bénéficier jusqu’à 440 € nets supplémentaires par an grâce à l’augmentation de la valeur maximale des chèques-repas à 10 €, tout en améliorant la déductibilité fiscale pour sa société. Cette réforme rend les chèques-repas encore plus attractifs sur le plan fiscal et social, tant pour les indépendants en société que pour les entreprises employant du personnel.

1. Une augmentation nette grâce au passage de 8 € à 10 €

Actuellement, la valeur maximale d’un chèque-repas est plafonnée à 8 €. La contribution personnelle reste fixée à 1,09 €, ce qui permet au bénéficiaire de percevoir 6,91 € nets par chèque.

À partir de 2026, le plafond passera à 10 € (AR du 10 novembre 2025, MB du 17 novembre 2025), sans modification de la contribution personnelle. Concrètement, cela représente 2 € nets supplémentaires par jour de travail, soit jusqu’à 440 € nets par an sur base de 220 chèques (220 × 2 €).

Les chèques-repas restent un revenu non imposable, sans cotisations sociales à charge du bénéficiaire, ce qui en fait un outil de rémunération particulièrement efficace.

2. Une déductibilité fiscale renforcée pour la société

Outre l’avantage pour le dirigeant, la réforme améliore également la situation de la société.

Aujourd’hui, la déductibilité est limitée à 2 € par chèque-repas. À partir de 2026, ce montant passera à 4 € par chèque, à condition que la société prenne en charge la contribution maximale de 8,91 € (10 € – 1,09 €).

Attention toutefois : si la société paie moins de 8,91 € par chèque-repas, la déductibilité restera limitée à 2 €. Il est donc essentiel d’optimiser la structure de prise en charge pour bénéficier pleinement de la réforme.

3. Conditions à respecter pour les dirigeants

Les dirigeants d’entreprise peuvent s’octroyer un chèque-repas par jour de travail effectif, avec un maximum de 220 chèques par an.

Un point d’attention important :
Si la société emploie du personnel, les travailleurs doivent également bénéficier de chèques-repas. À défaut, le dirigeant ne peut pas s’en attribuer à titre personnel.

Bonne nouvelle toutefois : même si le mandat du dirigeant est non rémunéré, il peut tout de même bénéficier de chèques-repas, conformément à la position administrative confirmée.

4. Faut-il combiner chèques-repas et indemnité journalière ?

Dans certains cas, il peut être plus intéressant d’opter pour une indemnité journalière non imposable.

Pour les jours comportant au moins six heures de déplacement, une indemnité journalière de 21,22 € (depuis le 1er mars 2025) est non imposable et déductible à 100 % pour la société.

En pratique, une stratégie optimisée consiste à :

  • privilégier l’indemnité journalière lors des déplacements prolongés ;
  • utiliser les chèques-repas pour les autres jours de travail.

Une analyse personnalisée permet de déterminer la combinaison la plus avantageuse selon la situation du dirigeant.

Conclusion

La réforme des chèques-repas en 2026 constitue une opportunité fiscale majeure pour les dirigeants d’entreprise. Avec jusqu’à 440 € nets supplémentaires par an, une meilleure déductibilité pour la société et un cadre toujours exonéré d’impôts et de cotisations sociales, les chèques-repas deviennent un levier d’optimisation incontournable.

Pour bénéficier pleinement de ces nouvelles règles, il est essentiel d’anticiper leur mise en place et d’adapter la politique de rémunération de la société. UCOFISC peut vous accompagner afin d’optimiser votre stratégie et sécuriser votre situation fiscale.